Quand des clients me demandent par où commencer à Malaga, je réponds souvent la même chose : par le musée Picasso. Pas parce qu’il faudrait « cocher » le musée Picasso de Malaga, mais parce qu’il raconte deux histoires en même temps – celle du peintre né à quelques rues d’ici, et celle de la ville elle-même, jusqu’aux Phéniciens. Et il est à trois minutes à pied de Casa Beatas, en plein casco antiguo – autant vous dire qu’on y envoie nos clients presque tous les jours.
Pas un « best-of », une collection de famille
La plupart des grands musées Picasso alignent les chefs-d’œuvre « attendus ». Celui de Malaga est différent, et c’est ce que je préfère : sa collection vient de la famille du peintre, offerte à la ville par Christine et Bernard Ruiz-Picasso. Quelque 285 œuvres – peintures, dessins, sculptures, céramiques, gravures – qui couvrent près de huit décennies, des exercices académiques de jeunesse aux toiles des dernières années.
On ne suit pas une liste de tubes, on suit une vie. C’est plus intime, et souvent plus surprenant : on voit Picasso chercher, se répéter, changer de peau. On croise aussi bien des dessins de jeunesse que des céramiques, des sculptures et des toiles des dernières années – de quoi comprendre comment un enfant de Malaga est devenu Picasso. Ici, je conseille toujours de flâner plutôt que de courir : deux heures passent vite.
Le musée Picasso de Malaga tient dans un palais
Le musée occupe le Palacio de Buenavista, une demeure Renaissance du XVIᵉ siècle, avec ses patios et ses plafonds de bois. Le bâtiment fait partie de la visite : on passe des salles claires aux cours ombragées, et cet écrin ancien répond joliment à l’art du XXᵉ siècle. Rien que pour l’architecture, la halte vaut le détour.

Le secret sous vos pieds
C’est la partie que presque personne n’anticipe. Sous le musée, un site archéologique met au jour le Malaga d’avant Malaga : une muraille phénicienne datée du VIIᵉ siècle avant notre ère, puis des vestiges romains et arabes. En descendant de quelques mètres, on passe de Picasso à la première ville fortifiée. Art et archéologie dans une même visite : pour moi, c’est ce qui rend ce musée unique dans la constellation des musées Picasso.

Compléter avec la Casa Natal
À une dizaine de minutes à pied, sur la Plaza de la Merced, la maison natale de Picasso – la Casa Natal – se visite séparément. Si le peintre vous a touché au musée, c’est la belle façon de boucler l’histoire, là où tout a commencé. Entre les deux, on traverse quelques-unes des plus jolies ruelles du casco antiguo, avec la cathédrale à deux pas et de quoi s’arrêter pour un café en terrasse.

Musée Picasso de Malaga : infos pratiques
Le musée Picasso de Malaga se trouve Calle San Agustín, 8, à trois minutes à pied de l’hôtel. Les horaires varient selon la saison : en été, de 10 h à 20 h ; au printemps et à l’automne, de 10 h à 19 h ; en hiver, de 10 h à 18 h (dernière entrée trente minutes avant la fermeture). Le musée est fermé les 25 décembre, 1ᵉʳ et 6 janvier.
Côté billets : 13 € plein tarif, 11 € tarif réduit (plus de 65 ans, étudiants de moins de 26 ans) et gratuit pour les moins de 17 ans. L’entrée est aussi gratuite les deux dernières heures le dimanche, ainsi que certaines journées spéciales dans l’année. Les conditions évoluant, vérifiez la date de votre visite sur le site officiel du musée Picasso ; et en haute saison, réservez en ligne pour éviter la file, qui peut être longue en milieu de journée.
Mon conseil
J’aime y aller en fin d’après-midi, quand la lumière tombe sur les patios et que les groupes se sont dispersés. Et comme nous sommes à trois minutes, l’idéal est de poser d’abord ses affaires : beaucoup de voyageurs nous choisissent justement comme hôtel proche du musée Picasso – on sort de Casa Beatas et on y est. Nos chambres du casco antiguo à trois minutes du musée Picasso vous laissent tout faire à pied. Une question sur les horaires du jour ou l’ordre de visite ? Écrivez-nous sur WhatsApp, je vous oriente avec plaisir.




