Quand on me demande où manger à Malaga, je ne sors jamais une liste de cinquante noms. Je préfère en donner quatre ou cinq, testées, à moins de dix minutes à pied de l’hôtel Casa Beatas. À vous de choisir ensuite, selon l’envie et le budget. Le centre historique se parcourt à pied. Entre une bodega centenaire, une taberna créative et un marché plein de vie, on mange bien sans jamais prendre un taxi. Voici donc mes restaurants à Malaga préférés, avec ce que j’y commande. Ce sont celles où j’envoie nos clients toute l’année.
El Pimpi : la bodega qu’il faut avoir vue
C’est l’institution de Malaga, ouverte depuis 1971. On aime ses tonneaux signés et sa terrasse face au Teatro Romano et à l’Alcazaba illuminée. On y va d’abord pour le décor et un verre de vin doux. Prenez un ajoblanco ou une ensaladilla, et demandez un vino de Málaga au verre. Soyons honnêtes : c’est très touristique et souvent bondé. Mon conseil : passez-y en début de service, vers 13 h ou 21 h. Prenez un verre et quelques tapas sur la terrasse. Puis gardez le vrai dîner pour ailleurs. Calle Granada, à cinq minutes de l’hôtel.

Uvedoble : tradition et créativité
À deux pas de la cathédrale, Uvedoble revisite la cuisine malaguène sans la trahir. Le chef s’approvisionne le matin au marché d’Atarazanas, et ça se sent. Au menu : boquerones frits, croquettes, tortilla à la truffe, petites assiettes qui changent selon l’arrivage. Les prix restent ceux d’un bon repas de tapas, pas d’un gastronomique. C’est donc l’adresse que je donne pour du typique, un cran au-dessus. Venez tôt ou réservez, car la salle est petite. Calle Císter.
La Cosmo : la table contemporaine
Pour monter d’un cran, il y a La Cosmo, du chef Dani Carnero. C’est une cuisine andalouse moderne, centrée sur le produit, dans une salle claire à cuisine ouverte. Elle est distinguée par le Bib Gourmand du guide Michelin. Autrement dit : une belle cuisine à prix raisonnable, pas de la gastronomie hors de prix. C’est l’adresse d’un dîner qui compte sans se ruiner. Réservez, car c’est petit et couru. Juste derrière la cathédrale, Calle Císter également.
Casa Aranda : churros et petit budget
Pour le matin ou le goûter, direction Casa Aranda, à côté du marché d’Atarazanas. On y sert des churros et un chocolat épais depuis 1932, dans une ruelle de petits comptoirs. C’est bon marché, c’est animé, c’est parfait. Comptez quelques euros. Le week-end, attendez peut-être un peu : ça vaut la file. C’est un vrai petit-déjeuner malaguène avant la visite, et une adresse que les habitants n’ont jamais lâchée.
Les plats à commander (et où ne pas les chercher)
Où que vous alliez, goûtez le pescaíto frito, la petite friture de poisson, et les boquerones, ces anchois frais frits. Par temps chaud, prenez l’ajoblanco, une soupe froide d’amande et d’ail servie avec du raisin. Dans le centre, cherchez aussi l’ensalada malagueña et la porra antequerana, une cousine plus épaisse du gaspacho. Une précision utile, en revanche : l’espeto de sardines ne se mange pas dans le centre. On le déguste les pieds dans le sable, dans les chiringuitos de Pedregalejo ou d’El Palo. Pour ça, voyez les plages de Malaga et leurs espetos. Ne cherchez donc pas l’espeto au coin d’une ruelle du casco antiguo. Ne manquez pas non plus les croquetas de jamón, presque partout, ni la fritura malagueña, l’assiette de petits poissons frits à partager.

Quand et comment dîner à Malaga
À Malaga, on dîne tard. Avant 21 h, les terrasses respirent. Passé 21 h 30, tout se remplit d’un coup, surtout le week-end. Pour une table tranquille, décalez-vous d’une heure, ou réservez. Le midi, en revanche, beaucoup proposent un menú del día, plus simple et bon marché. Et prenez l’habitude locale du tapeo : quelques tapas debout au comptoir, on paie à la fin, puis on change de bar. On se compose ainsi un dîner de rue, sans jamais s’asseoir deux fois au même endroit. Tout se fait à pied depuis l’hôtel Casa Beatas. Envie d’un plan précis selon votre soir et votre budget ? Demandez-moi à la réception ou sur WhatsApp, je vous oriente avec plaisir.




